Schneider & Cie au Creusot en France

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Généralités

Schneider et Cie est une société française fondée au Creusot (Saône-et-Loire) en 1836 par Adolphe et Eugène Schneider. Ses points d'attache sont les activités minières (charbon, notamment le bassin houiller de Blanzy et minerai de fer), sidérurgiques (fonderie et forge) puis de matériels (locomotives, armement, moteurs, turbines…) et d'équipement (ponts, charpentes…). Pendant plus d’un siècle, elle se développe en se diversifiant fortement et constitue le premier groupe industriel français au niveau international. En 1949 elle était la maison-mère de la holding nommée Groupe Schneider, avec SFAC et CITRA comme principales filiales. En 1966 le Groupe Schneider a fusionné avec le Groupe Empain pour former le Groupe Empain-Schneider avec Creusot-Loire de 1970 à 1984 et Jeumont-Schneider jusqu'en 1986.

Histoire

En 1821, Adolphe Schneider entre à la banque Seillière sur recommandation de son cousin Virgile Schneider. En 1830, il se voit confier l’intendance des fournitures en vivres et fourrages de l’expédition militaire pour la destitution du dey d’Alger. C’est un succès financier et les Seillière s’estiment redevables envers lui et sa famille. La banque, qui vient d’acheter les forges de Bazeilles (Ardennes), y nomme gérant Eugène Schneider, le frère d’Adolphe. Le 27 décembre 1836, après avoir trouvé un difficile montage financier, François-Alexandre Seillière, Louis Boigues, propriétaire des Forges de Fourchambault et les frères Adolphe et Eugène Schneider, se portent acquéreurs de tous les Établissements du Creusot. Adolphe et Eugène Schneider deviennent les cogérants de la nouvelle société : Schneider frères et Cie, passée sous le nom de Schneider et Cie au décès accidentel d'Adolphe en 1845.

Schneider au Creusot

Le site du Creusot présente à la création de la société la particularité unique en France de disposer des sources de minerai de fer et de charbon dans un périmètre restreint. En s’appuyant sur cette spécificité, les dirigeants étendent leurs sources d’approvisionnement aussi bien pour le fer que pour le charbon, soit en nouant des partenariats avec par exemple le bassin de Blanzy pour le charbon, soit en prenant le contrôle de mines de fer dans la Nièvre et la vallée de la Dheune. La sécurité des approvisionnements est une préoccupation constante des deux dirigeants du XIXe siècle, Eugène et son fils Henri qui lui succède

Les établissements industriels se sont construits alors qu'aucun village constitué n'existe préalablement. L’urbanisation du site du Creusot se fait donc autour de l’usine et la croissance très rapide des effectifs nécessite vite un plan d’organisation de la ville. Les dirigeants, Eugène puis Henri Schneider, s’en préoccupent en organisant le logement des ouvriers, leur formation dans des écoles financées par la société et l’organisation logistique de l’approvisionnement en nourriture et autres produits de première nécessité, en s’appuyant sur un réseau de fournisseurs, jusqu’à plus de 50 km du Creusot. L’aménagement de l’approvisionnement en eau, critique dans la région du Creusot, et le maillage des transports par fer entre les différents ateliers constituent une part importante de ces travaux d’urbanisation. Les ateliers du Creusot s’étendent notablement sous l’impulsion d’Eugène II, à Montchanin (Fonderie Henri-Paul) et au Breuil (aciérie et construction mécanique). La fin de la guerre 14-18 impose une reconversion massive vers les activités civiles. Elle est facilitée d’une part par le rebond des commandes de locomotives à vapeur et électriques et par le développement rapide des activités de construction électriques. Après une alliance de circonstance avec le groupe Empain dans l’équipement électrique et le besoin sensible de renouveler le portefeuille de brevets (Schneider n’a jamais fait de développement propre dans le domaine de l’électricité), un partenariat avec Westinghouse (États-Unis) permet de créer, en 1929, une filiale à parité nommé "Schneider-Westinghouse-Le Matériel Électrique". Cette filiale permet d’atteindre la taille critique face aux conglomérats allemands (Siemens et AEG), ainsi que le pôle autour de la Thomson-Houston américaine et l’Alsacienne de constructions mécaniques (SACM) qui aboutira à Alsthom.

  • Source wikipédia