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==La constitution du réseau de l’État==
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Le réseau de l’État n'est pas une compagnie privée, mais l'Administration des chemins de fer de l'État français. Créée en 1878, cette administration a pour mission de reprendre l'exploitation des lignes des compagnies défaillantes essentiellement situées dans le sud-ouest de la France. Le trafic s'y révèle le moins florissant du pays car les régions desservies sont essentiellement agricoles avec une très faible densité de population plutôt pauvre. L'exploitation de ces lignes morcelées s'avère fortement déficitaire et la reprise par l'État n'y change rien. Sur le plan du matériel roulant, le réseau de l’État réengage immédiatement le matériel des compagnies déchues ce qui en fait l’exploitant d'un parc fortement hétéroclite, dont la gestion peu économique n'arrange pas le contexte financier. La situation bascule en 1908 avec le rachat de l'Ouest et l'intégration d’un parc bien plus conséquent mais surtout plus cohérent. Il reste que le développement de la région, cependant plus modeste qu’ailleurs, fait apparaître dès le rachat une crise de la capacité de transport en termes de tonnage des marchandises. Cette crise des wagons ne sera résolue qu’après la Première Guerre mondiale. 
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==Historique succinct des compagnies rachetées par l’État==
==La constitution du réseau de l’ÉTAT==
Le réseau de l’ÉTAT n'est pas une compagnie privée, mais l'Administration des chemins de fer de l'État français. Créée en 1878, cette administration a pour mission de reprendre l'exploitation des lignes des compagnies défaillantes essentiellement situées dans le sud-ouest de la France. Le trafic s'y révèle le moins florissant du pays car les régions desservies sont essentiellement agricoles avec une très faible densité de population plutôt pauvre. L'exploitation de ces lignes morcelées s'avère fortement déficitaire et la reprise par l'État n'y change rien. Sur le plan du matériel roulant, le réseau de l’État réengage immédiatement le matériel des compagnies déchues ce qui en fait l’exploitant d'un parc fortement hétéroclite, dont la gestion peu économique n'arrange pas le contexte financier. La situation bascule en 1908 avec le rachat de l'OUEST et l'intégration d’un parc bien plus conséquent mais surtout plus cohérent. Il reste que le développement de la région, cependant plus modeste qu’ailleurs, fait apparaître dès le rachat une crise de la capacité de transport en termes de tonnage des marchandises. Cette crise des wagons ne sera résolue qu’après la Première Guerre mondiale. 
 
==Plan en 1934==
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Fichier:Etat Réseau 1934 Tournefort BNF btv1b530667788.jpg
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==Historique succinct des compagnies rachetées par l’ÉTAT==
Le 25 mai 1878, l’État fixe par décret la reprise de petites compagnies situées entre la Loire et la Garonne et dont l'exploitation était déficitaire. Ces compagnies privées sont :
Le 25 mai 1878, l’État fixe par décret la reprise de petites compagnies situées entre la Loire et la Garonne et dont l'exploitation était déficitaire. Ces compagnies privées sont :
* La Cie des Charentes (1878)
* La Cie des Charentes (1878)
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* La Cie de Châteauneuf à Barbezieux (exploitation 1878, rachat 1894)
* La Cie de Châteauneuf à Barbezieux (exploitation 1878, rachat 1894)


==L’État prend possession du réseau de la Compagnie des Charentes le 1er juillet 1878==
==L’ÉTAT prend possession du réseau de la Compagnie des Charentes le 1er juillet 1878==
Principal réseau de la façade atlantique, il compte alors 541 km de lignes. Constituée en 1863 et première ligne ouverte en 1867.
Principal réseau de la façade atlantique, il compte alors 541 km de lignes. Constituée en 1863 et première ligne ouverte en 1867.
La nouvelle administration de la compagnie ne modifie ni l’aspect du réseau, ni ses conditions d’exploitation organisées autour de son centre administratif, Saintes. Mais les lignes charentaises de l’État restent, comme auparavant, sous l’emprise du PO, notamment dans les gares communes de La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Limoges et Coutras.
La nouvelle administration de la compagnie ne modifie ni l’aspect du réseau, ni ses conditions d’exploitation organisées autour de son centre administratif, Saintes. Mais les lignes charentaises de l’État restent, comme auparavant, sous l’emprise du PO, notamment dans les gares communes de La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Limoges et Coutras.
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==Les Compagnies de Saint-Nazaire au Croisic et de Clermont à Tulle==
==Les Compagnies de Saint-Nazaire au Croisic et de Clermont à Tulle==
sont intégrée à l’État avant la fin des travaux en 1877 et sont mises en service sous régime État.
sont intégrée à l’État avant la fin des travaux en 1877 et sont mises en service sous régime État.
==Bibliographie==
Pour approfondir :
*https://trainconsultant.com/2021/12/12/la-ligne-de-letat-la-ligne-du-parti-est-peu-suivie/
*Carte 1926  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8458677j
*https://fr.wikipedia.org/wiki/Administration_des_chemins_de_fer_de_l%27%C3%89tat

Dernière version du 9 juillet 2025 à 18:24

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La constitution du réseau de l’ÉTAT

Le réseau de l’ÉTAT n'est pas une compagnie privée, mais l'Administration des chemins de fer de l'État français. Créée en 1878, cette administration a pour mission de reprendre l'exploitation des lignes des compagnies défaillantes essentiellement situées dans le sud-ouest de la France. Le trafic s'y révèle le moins florissant du pays car les régions desservies sont essentiellement agricoles avec une très faible densité de population plutôt pauvre. L'exploitation de ces lignes morcelées s'avère fortement déficitaire et la reprise par l'État n'y change rien. Sur le plan du matériel roulant, le réseau de l’État réengage immédiatement le matériel des compagnies déchues ce qui en fait l’exploitant d'un parc fortement hétéroclite, dont la gestion peu économique n'arrange pas le contexte financier. La situation bascule en 1908 avec le rachat de l'OUEST et l'intégration d’un parc bien plus conséquent mais surtout plus cohérent. Il reste que le développement de la région, cependant plus modeste qu’ailleurs, fait apparaître dès le rachat une crise de la capacité de transport en termes de tonnage des marchandises. Cette crise des wagons ne sera résolue qu’après la Première Guerre mondiale.

Plan en 1934

Historique succinct des compagnies rachetées par l’ÉTAT

Le 25 mai 1878, l’État fixe par décret la reprise de petites compagnies situées entre la Loire et la Garonne et dont l'exploitation était déficitaire. Ces compagnies privées sont :

  • La Cie des Charentes (1878)
  • La Cie de la Vendée (1878)
    • La Cie de Bressuire à Poitiers, intégrée à la Vendée
    • La Cie de Poitiers à Tours, intégrée à la Vendée (1874)
    • La Cie de Poitiers à Saumur, exploitation Vendée (1874)
  • La Cie de Saint Nazaire au Croisic (1878)
  • La Cie d'Orléans à Chalons sur Marne (1878-1884)
  • La Cie de Tulle à Clermont (1878)
  • La Cie d'Orléans à Rouen (1878)
  • La Cie de Maine-et-Loire et Nantes (1878)
  • Les Chemins de fer Nantais (1878)
  • La Cie de Bordeaux à La Sauve (1878-1884)
  • La Cie de la Seudre (1881)
  • La Cie de Châteauneuf à Barbezieux (exploitation 1878, rachat 1894)

L’ÉTAT prend possession du réseau de la Compagnie des Charentes le 1er juillet 1878

Principal réseau de la façade atlantique, il compte alors 541 km de lignes. Constituée en 1863 et première ligne ouverte en 1867. La nouvelle administration de la compagnie ne modifie ni l’aspect du réseau, ni ses conditions d’exploitation organisées autour de son centre administratif, Saintes. Mais les lignes charentaises de l’État restent, comme auparavant, sous l’emprise du PO, notamment dans les gares communes de La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Limoges et Coutras.

La Compagnie de la Vendée est constituée le 12 novembre 1862

Elle passe sous le contrôle du groupe Philippart peu avant que l'ensemble des lignes du réseau de la compagnie soit mis sous séquestre par décret du 9 juin 1877. Le tribunal de commerce de la Seine déclare la société en faillite par le jugement du 22 juin 1877 et le 25 mai 1878 le réseau racheté par l'État est intégré dans l'administration des chemins de fer de l'État. C’est également le cas des compagnies de Poitiers à Tours, de Bressuire à Poitiers et de Poitiers à Saumur, préalablement agrégées à la Vendée. Le centre de ce réseau de 362 km est situé à Tours où il dispose d’une gare terminus et les ateliers d'entretien et de réparation du matériel roulant. Ces installations sont distinctes de celle de la compagnie d'Orléans.

La Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Rouen est créée en 1872

et absorbée par l’Administration des chemins de fer de l'État en 1878. Ses 307 km de ligne assurent une liaison avec le PO à Orléans et avec l’Ouest à Dreux.

La Compagnie du chemin d’Orléans à Châlons

compte 3 tronçons pour 289 km entre Orléans et Coolus (Châlons), ouverts en 1873-1875. Elle est rachetée par l’État le 18 mai 1878 avec intégration au réseau le 1er août. Sa voie est doublée en 1881. Par suite des conventions de 1883, les réseaux PO, PLM et EST sont chargés de l'exploitation des trois sections.

Les Chemins de fer Nantais

constituent une petite étoile au sud de Nantes, de 97 km, créée en 1870 et ouverte en 1875-1876. La compagnie est rachetée par l’État par convention du 26 avril 1877 avec reprise de l’exploitation le 1er juillet 1878.

La Compagnie de Maine-et-Loire et Nantes

met en service le 1er février 1877 63 km de ligne, date à laquelle le rachat par l’État est déjà décidé.

La Société des chemins de fer de Châteauneuf à Barbezieux

est ouverte au trafic (19 km) le 20 novembre 1872. Conservant son autonomie administrative, elle confie l’exploitation de son matériel à l’État en 1878. Ce dernier la rachète le 1er janvier 1894.

La ligne d’intérêt local de Bordeaux-Passerelle à La Sauve

compte 26 km. Concédée 1869, ouverte 15 mai 1873, elle est rachetée par les Charentes en juillet 1874. Incorporée à l’État en 1878 elle est rétrocédée au PO dans le cadre des conventions de 1883.

La Compagnie de la Seudre

passe sous exploitation des chemins de fer de l’État le 1er janvier 1881.

Les Compagnies de Saint-Nazaire au Croisic et de Clermont à Tulle

sont intégrée à l’État avant la fin des travaux en 1877 et sont mises en service sous régime État.


Bibliographie

Pour approfondir :