« Historique du réseau de l'ETAT 1878-1937 » : différence entre les versions
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Le réseau de l’État n'est pas une compagnie privée, mais l'Administration des chemins de fer de l'État français. Créée en 1878, cette administration a pour mission de reprendre l'exploitation des lignes des compagnies défaillantes essentiellement situées dans le sud-ouest de la France. Le trafic s'y révèle le moins florissant du pays car les régions desservies sont essentiellement agricoles avec une très faible densité de population plutôt pauvre. L'exploitation de ces lignes morcelées s'avère fortement déficitaire et la reprise par l'État n'y change rien. Sur le plan du matériel roulant, le réseau de l’État réengage immédiatement le matériel des compagnies déchues ce qui en fait l’exploitant d'un parc fortement hétéroclite, dont la gestion peu économique n'arrange pas le contexte financier. La situation bascule en 1908 avec le rachat de l'Ouest et l'intégration d’un parc bien plus conséquent mais surtout plus cohérent. Il reste que le développement de la région, cependant plus modeste qu’ailleurs, fait apparaître dès le rachat une crise de la capacité de transport en termes de tonnage des marchandises. Cette crise des wagons ne sera résolue qu’après la Première Guerre mondiale. | Le réseau de l’État n'est pas une compagnie privée, mais l'Administration des chemins de fer de l'État français. Créée en 1878, cette administration a pour mission de reprendre l'exploitation des lignes des compagnies défaillantes essentiellement situées dans le sud-ouest de la France. Le trafic s'y révèle le moins florissant du pays car les régions desservies sont essentiellement agricoles avec une très faible densité de population plutôt pauvre. L'exploitation de ces lignes morcelées s'avère fortement déficitaire et la reprise par l'État n'y change rien. Sur le plan du matériel roulant, le réseau de l’État réengage immédiatement le matériel des compagnies déchues ce qui en fait l’exploitant d'un parc fortement hétéroclite, dont la gestion peu économique n'arrange pas le contexte financier. La situation bascule en 1908 avec le rachat de l'Ouest et l'intégration d’un parc bien plus conséquent mais surtout plus cohérent. Il reste que le développement de la région, cependant plus modeste qu’ailleurs, fait apparaître dès le rachat une crise de la capacité de transport en termes de tonnage des marchandises. Cette crise des wagons ne sera résolue qu’après la Première Guerre mondiale. | ||
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Version du 17 janvier 2025 à 16:07
La constitution du réseau de l’État
Le réseau de l’État n'est pas une compagnie privée, mais l'Administration des chemins de fer de l'État français. Créée en 1878, cette administration a pour mission de reprendre l'exploitation des lignes des compagnies défaillantes essentiellement situées dans le sud-ouest de la France. Le trafic s'y révèle le moins florissant du pays car les régions desservies sont essentiellement agricoles avec une très faible densité de population plutôt pauvre. L'exploitation de ces lignes morcelées s'avère fortement déficitaire et la reprise par l'État n'y change rien. Sur le plan du matériel roulant, le réseau de l’État réengage immédiatement le matériel des compagnies déchues ce qui en fait l’exploitant d'un parc fortement hétéroclite, dont la gestion peu économique n'arrange pas le contexte financier. La situation bascule en 1908 avec le rachat de l'Ouest et l'intégration d’un parc bien plus conséquent mais surtout plus cohérent. Il reste que le développement de la région, cependant plus modeste qu’ailleurs, fait apparaître dès le rachat une crise de la capacité de transport en termes de tonnage des marchandises. Cette crise des wagons ne sera résolue qu’après la Première Guerre mondiale.
Historique succinct des compagnies rachetées par l’État
Le 25 mai 1878, l’État fixe par décret la reprise de petites compagnies situées entre la Loire et la Garonne et dont l'exploitation était déficitaire. Ces compagnies privées sont : o La Cie des Charentes (1878) o La Cie de la Vendée (1878) La Cie de Bressuire à Poitiers, intégrée à la Vendée La Cie de Poitiers à Tours, intégrée à la Vendée (1874) La Cie de Poitiers à Saumur, exploitation Vendée (1874) o La Cie de Saint Nazaire au Croisic (1878) o La Cie d'Orléans à Chalons sur Marne (1878-1884) o La Cie de Tulle à Clermont (1878) o La Cie d'Orléans à Rouen (1878) o La Cie de Maine-et-Loire et Nantes (1878) o Les Chemins de fer Nantais (1878) o La Cie de Bordeaux à La Sauve (1878-1884) o La Cie de la Seudre (1881) o La Cie de Châteauneuf à Barbezieux (exploitation 1878, rachat 1894)