Paris-Saint Lazare
Généralités
Informations principales
- Lignes
- Paris-Saint Lazare à Auteuil
- Paris-Saint Lazare à la Garenne-Bezons et à Saint Germain (Etat)
- Paris à Mantes par Poissy
- Paris à Mantes par Argenteuil
- Paris-Saint Lazare à Maisons-Champ de Courses
- Paris-Saint Lazare à Paris-Invalides via Av Henri Martin
- Paris-Saint Lazare à Paris-Invalides via Av Les Moulineaux
- Paris-Saint Lazare à Saint-Nom-la-Bretèche
- Paris-Saint Lazare à Versailles Chantiers
- Paris-Saint Lazare à Versailles RD
- Date ouverture :
- Point kilométrique à partir de :
- Altitude :
- Evolutions marquantes :
Implantation sur la ligne et Plans des voies
-
1868
-
1921

Généralités
- La gare Saint Lazare a connu de nombreux développements que nous avons arbitrairement découpé en deux projets principaux et 6 évolutions majeures de la gare. Le découpage en gare ne fait pas référence uniquement à un bâtiment mais aussi à l’ensemble des voies le desservant.
- projet Madeleine
- projet Anjou – Malesherbes
- Gare N° 1 : 1837
- Gare N° 2 : 1842
- Gare N° 3 : 1852-1854
- Gare N° 4 : 1862-1867
- Gare N° 5 : 1885
- Gare N° 6 : 1938
- De nombreuses modifications plus ou moins importantes qui ont eu lieu au sein de chacune de ces gares sont mentionnées dans l’historique de chaque gare.
- Les accès à ces gares : tunnel de l’Europe puis pont de l’Europe, tunnels de Batignolles puis tranchée de Batignolles seront traités en fin de fiche.
- Le dépôt et la gare des marchandises des Batignolles, associés à la gare Saint Lazare, sont traités dans des fiches différentes.
Projets
L'histoire de la gare Saint-Lazare commence sous le règne du roi Louis-Philippe Ier en 1837, avec l'ouverture du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye. En 1837, Paris est découpé en 12 arrondissements depuis la loi du 19 vendémiaire an IV (11 octobre 1795). La loi du 16 juin 1859[1], porte leur nombre à vingt à la suite de l'annexion des faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers généraux. L’arrivée de la ligne sur Paris se fait par les Batignolles et nécessite deux tunnels, un dit des Batignolles et un sous la place de l’Europe entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers généraux. C’est l’emplacement de l’embarcadère, souhaité au plus près du centre-ville du Paris en 12 arrondissements, le 8ème près de l’église de la Madeleine, qui pose problème.
Projet Madeleine
- Le promoteur du projet de la gare de la Madeleine est le banquier Émile Pereire, directeur de la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye.
Pour Émile Pereire, la gare de la Madeleine, terminus de la ligne de Saint-Germain-en-Laye doit se situer dans le quartier de la Madeleine, l'un des plus actifs de la capitale. Le terminus, rue Tronchet, offre un dégagement suffisant pour que les calèches et les piétons puissent accéder facilement à la gare.
- Émile Pereire envoie une note le 13 mars 1836 au conseil municipal de Paris: «Nous nous sommes dit que si le chemin de fer aboutissait à un point excentrique, le public le négligerait et que les curieux et les promeneurs y afflueraient, au contraire, s'il aboutissait à un beau quartier ».
- Le Journal de « l'industriel et du capitaliste » donne la description suivante: «Sur tout ce développement, le chemin de fer est sur arcades, et les traversées des rues s'opèrent au moyen de ponts légers et hardis, en fonte et à jour, qui formeront pour toutes les rues une remarquable décoration. … Entre cette rue [de Stockholm] et la place de l'Europe, une vaste tranchée est pratiquée dans le double but, 1° d'assurer une place suffisante pour la mise en feu, l'alimentation d'eau et de charbon des machines locomotives, ainsi que pour leur stationnement et celui des voitures ; 2° de constituer un large quai où s'arrêteront les marchandises venant de Saint-Germain ; une rampe d'accès est ouverte jusqu'à la place de Tivoli, pour l'écoulement des marchandises dans Paris».
- Le 16 mai 1836, un second projet impliquant la création d'une succession de viaducs de six mètres de haut, notamment pour la traversé la place de l'Europe, la rue du Havre et enfin la rue Tronchet, est présenté.
- En juillet 1836, le chemin de fer de Paris à Versailles (RD) est concédé à MM de Rothschild frères, Davilleirs et Cie, Thurneyssen et Cie, Louis d'Eichtal et fils, Jacques Lefèvre et Cie.
- Son terminus est aussi prévu rue Tronchet mais «La Compagnie de Saint-Germain aura à construire à ses frais les établissements nécessaires à l'exploitation des deux chemins entre la place de Tivoli et la rue Neuve-des-Mathurins ; elle établira un second souterrain sous les Batignolles, et complètera quatre voies dans cette commune et dans Paris».
- Le 16 octobre 1837, le roi Louis-Philippe donne son accord et signe l'ordonnance permettant la création de la gare.
- Néanmoins, Pereire renonce à son projet, malgré l'accord du souverain car il lui faudrait affronter une fronde du voisinage et des autorités municipales parisiennes qui estiment que le projet modifie la physionomie du quartier et entraîne une dévaluation du prix des appartements.
- Mais surtout, le banquier comprend qu’une gare nécessite des aménagements et surtout des agrandissements, que le projet de la gare de la Madeleine n'aurait pas permis.
- Le projet n’est évidemment pas supprimé, mais déplacé vers l’extérieur de Paris, sur le site de la première gare Saint-Lazare.
Implantation sur la ligne et Plans des voies
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Implantation du projet
Plans des bâtiments
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gare terminus du CFde St-Germain rue Tronchet
Photos ou cartes postales des bâtiments
Projet Anjou – Malesherbes
Le 29 mai 1835, Un projet d'Antoine Rémy Polonceau est présenté. Il prévoit d’installer la gare en partie rue d'Anjou et en partie sur les emprises du boulevard Malesherbes alors en projet. Ce projet ne verra pas le jour mais se fondra dans la gare Saint Lazare numéro 1.
Gares
Gare N° 1 dite Saint Germain : 1837
Généralités
La gare connue sous les appellations « Embarcadère de la place de l’Europe ou de Tivoli ou « Gare de St-Germain » est implantée dans un quartier nouvellement urbanisé de Paris, la petite Pologne et à proximité du jardin de Tivoli, qui fait l’objet d’une spéculation immobilière sous forme de lotissements menée par le banquier Hagerman et le propriétaire Sylvain Mignon. Lorsque le tunnel des Batignolles est terminé et en attendant l'achèvement du souterrain de la place de l'Europe, une gare parfois qualifiée de provisoire édifiée sur cette place. C’est de cette gare que le 24 août 1837, la reine Marie-Amélie, épouse de Louis-Philippe, inaugure cette première ligne de chemin de fer dédiée au transport des voyageurs. Longue de 19 km, elle relie la capitale, au départ de l’embarcadère de la place de l’Europe, au Pecq.
Image d'Épinal (1837). Inauguration du chemin de fer de Paris au Pecq.
- 1837 : 2 voies à quai.
- 1837 : premier tunnel des Batignolles construit pour la ligne de Saint Germain.
- 1838 : deuxième tunnel des Batignolles construit pour la ligne de Versailles.
- 1839 : ligne Saint Lazare Versailles.
- 1839 et 1840 : ouverture des lignes de Versailles.
- 1840 : ouverture partielle gare N°2
Bâtiments
Selon les plans de l'architecte Alfred Armand, une gare en maçonnerie couverte d'un enduit jaune est édifiée dans la tranchée entre la place de l’Europe et la rue de Stockholm. Les deux bâtiments sont construits à cheval sur les voies. Deux rampes découvertes donnent accès aux quais.
- un bâtiment, perpendiculaire à la rue de Londres, surplombe la voie à la sortie du tunnel de l’Europe,
- l’autre, parallèle la rue de Stockholm et perpendiculaire au faisceau des voies.
La disposition générale des deux bâtiments est connue grâce à des recherches récentes (Bowie, 1985 ; Térade, 2002) sur les constructions en maçonnerie du premier embarcadère. Annie Térade, (2002, p. 164) a établi dans sa recherche un dessin architectural et réaliste (figures 6 et 7) des deux bâtiments de l’embarcadère d’origine. Figure 6. Façade intérieure du bâtiment principal rue de Londres (source : Térade, 2002).
Figure 7. Façade intérieure du bâtiment de sortie sur la rue de Stockholm (source : Térade, 2002).
Ces constructions ont eu une courte durée de vie, en particulier le bâtiment de sortie le long de la rue de Stockholm, qui fut très vite démoli pour faire place aux agrandissements engagés dès 1840.
- 1840 :
- la compagnie de Saint-Germain s’installe dans ses locaux de la rue Saint-Lazare.
- De nouveaux terrassements sont effectués et la rue de Stockholm franchit les voies sur un pont ».
- 1840 : ouverture partielle gare N°2
- Après la construction de la gare 2, l’embarcadère de la place de l’Europe a été démoli probablement en 1845-1846.
Faisceau des voies
Tunnel place de l’Europe
- 1 voute
- 4 voies
Tunnels de Batignolles
- 2 voutes
- 4 voies
Implantation sur la ligne et Plans des voies
Plans des bâtiments
Photos ou cartes postales des bâtiments
Deuxième gare dite « Saint Lazare »
Gare
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1847 Gare
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1850 façade gare
Inondations de Paris 1910
La gare St-Lazare par Claude Monet (1877)
Source : Wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gare_Saint-Lazare)