Vapeur
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Autant que faire se peut, les matériels seront présentés avec leurs numérotations d'origine et finale ETAT
Classement par compagnie ayant commandé la série
- Locomotives d’origine Ouest au sens large (Compagnies d’origine, absorbées avant rachat par l’Etat)
- Locomotives d’origine Etat au sens large (Compagnies d’origine, absorbées sauf Ouest)
- Locomotives d’origine extérieure (Armistice, US Army, PO, Ceinture)
Classement par nombre d'essieux moteurs
Dans le classement par essieux, une ★ indique la présence de photos, un ▶ indique une fiche complète
- Locomotives vapeur à essieux libres
- Locomotives vapeur à deux essieux couplés
- Locomotives vapeur à trois essieux couplés
- Locomotives vapeur à quatre essieux couplés
- Locomotives vapeur à cinq essieux couplés
Classement par type
- Locomotives vapeur Voyageurs et grande vitesse
- Locomotives vapeur Mixtes
- Locomotives vapeur Marchandises
Les informations suivantes sont tirées de la bible sur les chemins de fer de l'ETAT par LM. Vilain :
Dates caractéristiques de l'évolution des locomotives à vapeur
- 1879 — Mise en service de locomotives & grande vitesse type 120, série 2000, procédant des machines de la Vendée et qui effectuèrent un service très remarquable.
- 1881 — Application par Ricour pour la première fois en France à divers types de machines, de tiroirs cylindriques et de soupapes de rentrée d'air dans les cylindres moteurs.
- 1883 — Mise en service, pour les lignes à faible trafic, de petites locomotives-tenders-fourgons, avec tiroirs cylindriques Ricour, et timbrées à 12 kg, pression exceptionnelle à I'époque
- 1892 — Mise en service de locomotives express, type 121, série 2600, munies d'une distribution à déclic Système Bonnefond, timbrées à 13 kg.
- 1900 — Mise en service de locomotives à grande vitesse, type Atlantic américain, à simple expansion, à grille de 325m’, la plus grande de France à l'époque.
- 1905 — Mise en service de locomotives Atlantic à grande vitesse, compound à 4 cylindres, type 3000 P. O.
- 1910 — Mise en service de locomotives Pacific à grande vitesse, compound à 4 cylindres, avec tiroirs Trick, série 231-011.
- 1913 — Mise en service de locomotives puissantes à marchandises, type Consolidation, à simple expansion et à vapeur surchauffée, série 140-101.
- 1914 — Mise en service des premières unités de la série 231-501, compound à 4 cylindres et surchauffe, type Pacific P. O.
- 1921 — Mise en service de locomotives mixtes, type Mikado P.O. à simple expansion, 2 cylindres et à vapeur surchauffée.
- 1929 — Transformation a titre d'essai, de la locomotive Pacific 231-523, avec distribution par soupapes Renaud, à 3 cylindres simple expansion et surchauffe.
- 1933 — Transformation de machines Pacific 231-500, suivant les normes de la 3566 P.O., avec haute surchauffe, large circuit de vapeur, distribution par soupapes à la BP ou par tiroirs Willoteaux.
- 1934 — Transformation de la première machine Pacific, suivant les normes intégrales de la 3566 P.O., avec distribution par soupapes HP et BP, mais sans syphon Nicholson.
- 1945 — Transformation de la machine Mikado 141-113, avec haute surchauffe et cylindres nouveaux à coups d'échappement amortis.
- 1946 — Transformation complète sur les plans de M. Chapelon, de la locomotive Mountain 241-101 en type 242, à 3 cylindres compound, haute surchauffe, échappement Kylchap triple, de 5500 ch.
Numérotation des locomotives
Lors du rachat des Compagnies ayant formé le réseau primitif ETAT, celui-ci procéda à la renumérotation du parc existant, suivant une base logique, en scindant les machines à tender séparé et les machines-tenders d'une part, et en attribuant à chaque série un chiffre dont le premier figurait le nombre des essieux accouplés. Les machines à deux essieux accouplés étant numérotées de 2001 à 2999 et ainsi de suite.
Les machines-tenders, dont la quantité était restreinte, reçurent dans le même esprit, un numéro de quatre chiffres dont le premier était un zéro, et le second figurait également le nombre des essieux accouplés. Les locomotives à deux essieux accouplés étant numérotées de 0201 à 0299 et celles à trois essieux, de 0301 à 0399.
Les tenders portaient les mêmes numéros que les machines avec lesquelles ils étaient accouplés. Ces errements furent évidemment appliqués au nouveau matériel.
En 1909, au moment du rachat de la Compagnie de l'Ouest, il a fallu renuméroter un parc assez considérable et on décida d'appliquer dans son principe la classification américaine de White, c'est-à-dire en donnant à chaque machine un double chiffre de 3 numéros dont le premier désignait la disposition d'essieux (120, 121, 220, 030, etc), et le second un numéro de série.
En ce qui concerne les machines-tenders, une disposition particulière et assez bizarre a été, par contre, adoptée : le premier nombre ne comportait que deux chiffres au lieu de trois, et il exprimait le total des essieux moteurs et, s'il y avait lieu, celui des essieux porteurs, ainsi une 230 ou une 131 tender devenait une 32. Ce système ne permettait pas de discerner a priori le type de la machine, comme d'ailleurs celui courant autrefois en Allemagne, qui consistait à désigner un type de machine par une fraction dont le numérateur était égal au nombre des essieux moteurs et le dénominateur au nombre total des essieux de la machine soit 3/6 pour une 231 ou une 132.
Les tenders reçurent également un double numéro, dont le premier exprimait la contenance en mètres cubes et le second un numéro de série.